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Albert Camus, Maria Casarès. Correspondance inédite

Événement ! Les lettres qu'Albert Camus et Maria Casarès ont échangées entre 1944 et 1959 ont paru en novembre 2017. Retrouvez à cette occasion toute l'actualité éditoriale autour d'Albert Camus.

Actualité éditoriale autour d'Albert Camus

Correspondance inédite entre Albert Camus et Maria Casarès

Sur fond de vie publique et d’activité créatrice (les livres et les conférences, pour l’écrivain ; la Comédie-Française, les tournées et le TNP pour l’actrice), leur correspondance croisée révèle quelle fut l’intensité de leur relation intime.

Le 19 mars 1944, Albert Camus et Maria Casarès se croisent chez Michel Leiris. L’ancienne élève du Conservatoire, originaire de La Corogne et fille d’un républicain espagnol en exil, n’a que vingt et un ans. Elle a débuté sa carrière en 1942 au Théâtre des Mathurins, au moment où Albert Camus publiait L’Étranger chez Gallimard. L’écrivain vit alors seul à Paris, la guerre l’ayant tenu éloigné de son épouse Francine, enseignante à Oran. Sensible au talent de l’actrice, Albert Camus lui confie le rôle de Martha pour la création du Malentendu en juin 1944. Et durant la nuit du Débarquement, Albert Camus et Maria Casarès deviennent amants. Ce n’est encore que le prélude d’une grande histoire amoureuse, qui ne prendra son vrai départ qu’en 1948. › Lire la suite

« Dans leur correspondance, on voit combien la passion du théâtre lie les deux protagonistes. Maria incarne Dora dans Les Justes, pièce créée au théâtre Hébertot le 15 décembre 1949, après avoir interprété Martha dans Le Malentendu, et Victoria dans L’État de siège en 1944… Camus a dit qu’une scène de théâtre était un des lieux du monde où il était heureux. » Catherine Camus
Lire l'intégralité de l'entretien publié dans le numéro de novembre de la revue FloriLettres.

Ouvrage édité avec le soutien de la Fondation d’entreprise La Poste.

La Fondation d’entreprise La Poste favorise le développement humain et la proximité à travers l’écriture, pour tous, sur tout le territoire et sous toutes ses formes. Elle s’engage en faveur de ceux qui sont exclus de la pratique, de la maîtrise et du plaisir de l’expression écrite. Elle favorise également l’écriture novatrice et dote des prix qui la récompensent, encourage les jeunes talents qui associent texte et musique, offre un espace de découverte de la culture épistolaire élargie avec sa revue FloriLettres. Enfin, mécène de l’écriture épistolaire, elle soutient l’édition de correspondances et les manifestations qui les mettent en valeur.

La galerie Gallimard. Photo Francesca Mantovani © Gallimard

Jacques Ferrandez. L'œuvre d'Albert Camus en bande dessinée

Exposition à la Galerie Gallimard, du 19 janvier au 7 mars 2018.

« Voilà longtemps que je fréquente Camus. Comme lui, je suis né en Algérie, comme lui, j’ai tenté de raconter les liens complexes entre la France et l’Algérie, d’abord à travers mes Carnets d’Orient, puis à travers l’exploration de son œuvre.  "L‘Hôte" tout d’abord, cette courte nouvelle issue de L’Exil et le royaume qui aborde les principaux thèmes camusiens, l’absurde, la révolte, la fraternité et au-delà, les notions de choix, de justice, de responsabilité, tout en mettant au centre du récit le vaste paysage algérien des hauts-plateaux en hiver. L’Étranger ensuite, ce monument de la littérature, dont la principale difficulté d’adaptation a été de donner un visage à Meursault et de le faire vivre sous le soleil d’Alger. Enfin, Le premier homme, roman posthume et inachevé qui aurait pu ouvrir un nouveau cycle, celui de l’amour ou de la fraternité, dans lequel j’ai retrouvé à travers la simplicité  et la lumière de Camus le quartier de Belcourt à Alger où je suis né et où mon père et mes grands-parents ont vécu. Mettre en images l’œuvre de Camus, c’est tisser des fils invisibles qui me relient à lui et mieux comprendre ce que cette histoire commune signifie au plus profond de moi. »
Jacques Ferrandez

Galerie Gallimard
  30/32, rue de L'Université – 75328 Paris cedex 07
  Tél. : 01.49.54.42.30
  contact@galeriegallimard.com
  Du mardi au samedi, de 13h à 19h, et sur rendez-vous
www.galeriegallimard.com

60e anniversaire du prix Nobel d'Albert Camus

« Vous irez à Stockholm, n’est-ce pas ? N’y manquez pas ! Ce sont de très étranges émotions sur le moment ; et, quand le passé s’éloigne et s’efface, ce sont d’inoubliables souvenirs… Dieu sait à quel point j’étais récalcitrant et peu disposé à me plier à ce cérémonial ! Je me félicite aujourd’hui de ne pas m’être dérobé à cette exceptionnelle expérience, et de l’avoir acceptée comme j’ai fait, c’est-à-dire humblement, passivement, sans faire l’esprit fort, sans ruer dans les engrenages, en consentant à jouer le jeu en son entier et jusqu’au bout. Mais oui ! Je me permets de vous donner le conseil de faire de même [...]. Laissez-vous prendre en charge. Laissez-vous ficeler dans votre scaphandre de lauréat, comme Laïka dans son Spoutnik… », écrivait Roger Martin du Gard, prix Nobel de littérature 1937, à son ami Albert Camus quelque jours après que l'Académie suédoise lui eut attribué le prix.

Nous vous invitons, à l'occasion du 60e anniversaire du prix Nobel d'Albert Camus, à découvrir les lettres qu’il échangea à ce sujet avec l'auteur des Thibault, qui en profita pour lui prodiguer quelques conseils pratiques quant aux « savoureuses tribulations d’un lauréat dans les neiges du Nord » :

Lisez l'échange entre les deux prix Nobel Albert Camus et Roger Martin du Gard

Le discours de Stockholm, prononcé le 10 décembre 1957 à l’issue de la cérémonie d’attribution des prix Nobel à l’Hôtel de Ville de Stockholm, et la conférence donnée à l'université d'Uppsala le 14 décembre suivant, sont réédités  dans un tirage limité par Folio, qui propose par ailleurs les 34 textes connus des prises de parole publiques d’Albert Camus, réunis pour la première fois en volume : 

Dans La NRF

La NRF publie un échange épistolaire inédit entre le philosophe Jean Wahl et le jeune Albert Camus en 1942.

« En 1942, le jeune écrivain essayiste écrit au philosophe Jean Wahl pour lui parler de son chantier Sisyphe. C’est Jean Grenier qui a conseillé au jeunot de s’adresser à Wahl. Ce dernier répond assez sèchement mais il a senti qu’il n’avait pas affaire à n’importe qui. Cela fait un échange de deux lettres qui ont leur valeur symbolique incontestable. Encore quelques mois et Camus jouera à égalité avec Sartre. La NRF est heureuse de pointer ce petit moment discret, mais décisif, dans l’histoire moderne des lettres philosophiques françaises. » Michel Crépu

Rendez-vous sur le site de La NRF pour découvrir le sommaire de la revue

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Correspondance

(1944-1959)

Albert Camus, Maria Casarès

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